Seras-tu la légende qui sauvera nos clans?
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 "Ce n'était plus que le néant d'un conte d'enfance oublié..." - Echo des Astres

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Echo des Astres

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Date d'inscription : 03/01/2016
Localisation : Perdue. Perdue dans les pages d'un livre que personne ne voudra jamais lire.

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MessageSujet: "Ce n'était plus que le néant d'un conte d'enfance oublié..." - Echo des Astres   Jeu 23 Juin - 22:19



Echo des Astres

It's the end. Just end.




Évolution du nom : Petit Astre - Nuage des Astres - Echo des Astres
Âge : une trentaine de lunes
Sexe : femelle
Clan : Eau
Rang : guérisseuse
Ambitions : des ambitions ? Qui ne renferme aucune ambition ? Un être vide, oui. Echo des Astres est aussi vide que le néant, dans ce cas. Autrefois, elle était brillante. Une étoile, une promesse, elle était face-à-face avec la gloire, écrasée d'une ambition que ses épaules pouvaient à peine supporter. Ce n'est plus le cas. Elle n'est plus qu'un écho. Lointain, faible, un écho qui s'éteint et qu'on oublie. Que pourrait-elle ambitionner ? La gloire ? Elle n'est plus qu'une banale guérisseuse, défigurée, rejetée par ses ancêtres. Si. Elle a des ambitions. De sombres ambitions qui, telles des bulles crevant la surface des ruisseaux, remontent du plus profond des ténèbres de son cœur déchiré. Pauvre petit ange...

Physique

5 lignes minimum

La jeune chatte s'approcha avec grâce du ruisseau. Elle avançait d'un pas léger, ses pattes semblant à peine frôler les herbes verdoyantes de la rive. Sa longue queue, où sa fourrure était légèrement plus épaisse que sur le reste de son corps, ondulait avec élégance derrière elle. Elle s'assit au bord du cours d'eau, et, en quelques coups de langue, lissa son doux pelage mi-long, à la teinte immaculée qui luisait dans les rayons du soleil matinal. Elle se pencha au-dessus du ruisseau, s'assura une dernière fois que son ombre ne s'y étendait pas, et tendit la patte. Elle demeura ainsi immobile un long moment.
Soudain, il y eut un éclair argenté dans l'eau. La patte couleur de neige, dans un éclat de griffes, plongea. Une myriade de gouttelettes aspergèrent la chatte blanche, mais elle ne broncha pas, fermant simplement ses yeux magnifiques, profonds et intenses comme un ciel d'été, un bref instant pour les protéger.
Le poisson tomba sur la rive. Il se tordit, se courba, s'agitant frénétiquement en cherchant à regagner l'eau. Mais déjà la chatte bondissait et le tuait d'un coup de crocs.

Echo des Astres agita l'oreille. Elle cilla, l'esprit encore embrumé. Peu à peu, son rêve lui revint. Ce n'était pas un rêve du Clan des Etoiles, cette fois. Celui-ci demeurait timide, comme toujours. Mais, lorsque son subconscient la portait dans le passé, c'était tout aussi troublant pour elle que si ses ancêtres étaient venus. Et plus douloureux. Elle se revoyait, jeune novice passionnée, jeune guerrière féroce. Encore belle. Encore heureuse. Désormais, tout cela était finit. A jamais.
La guérisseuse quitta son nid confortable et solitaire, si petit, si froid dans sa vaste antre. Elle sortit sur l'îlot d'un pas gauche, boitant de sa patte blessée, ankylosée par sa nuit interrompue. Elle s'assit, pointant son museau terminé par une truffe pâle fendue vers les terrains de chasse célestes. Les minces rayures de son pelage immaculé, qui à la lumière du jour étaient pâles et fantomatiques, prenait des teintes argentées sous les rayons lunaires. La maigre brise nocturne, soudain, plaqua sa fourrure contre son corps, dévoilant le contour de ses muscles souples.
La chatte reprit son chemin, et gagna la rivière qui entourait le camp. Elle se pencha pour boire, et l'eau miroitante ne lui renvoya que l'image de sa face défigurée. Echo des Astres détourna le regard. La vision de cet horrible museau lui déchirait le coeur, encore aujourd'hui. Elle était si belle, jadis ! Désormais, plus personne ne pouvait la regarder en face. Sa gueule, qui semblait tout à fait jolie et normale du côté droit, était tordue du gauche. De travers, elle remontait vers ses yeux en une affreuse grimace, laissant dépasser un croc. La moitié de son oreille, du même côté, avait été arrachée, ne laissant que des lambeaux aux bords cicatrisés. Une longue cicatrice apparaissait nettement sous son œil, tandis que deux petites avaient laissé leur marque sur son museau. Mais, pire encore, était l'orbite vide qui se trouvait à la place de son oeil droit. Une orbite béante, horrible, traversée de haut en bas par une énorme balafre.

Echo des Astres lapa quelques gouttes d'eau et s'en retourna aussitôt vers sa tanière. Ses pas étaient raides, à l'image de sa patte arrière droite, dont la chair visible en-dessous du jarret témoignait de sa blessure ancienne. La jeune guérisseuse savait que, si l'eau lui renvoyait chaque jour l'image de son museau balafré, c'était aussi grâce à elle que sa patte avait suffisamment guérit pour lui permettre de ne pas boiter la plupart du temps. Nager lui avait permit de muscler son membre blessé, si bien qu'elle ne claudiquait qu'après l'avoir surmené.
Silencieuse, la jeune chatte tigrée regagna son nid d'une démarche qui avait perdu toute la fluidité de ses pas d'autrefois. Elle s'y allongea et ferma les yeux, guettant le sommeil comme une proie entre ses griffes.

Caractère

5 lignes minimum

Écho des Astres n'est pas vraiment le genre de chatte facile à cerner. Ce n'est pas non plus une guérisseuse telle qu'on l'attendrait : douce, patiente, généreuse… Non, la jeune chatte défigurée est tout au contraire un personnage presque détestable. Elle n'est pourtant pas celle qui se plaindra sans cesse à qui veut l'entendre de sa triste situation, ni qui se jettera sur le premier venu pour l'éventrer.
Les guérisseurs ont des vies solitaires. Et cette solitude n'est pas pour déplaire à Écho des Astres, qui est de nature distante et renfermée, voir associable. Elle évite les autres chats, même de son Clan. Elle garde férocement ses secrets, usant de sa froideur comme d'un cadenas pour les sceller.
La chatte jalouse le monde entier, et couve une sombre haine. Elle est rancunière, et en veut à toutes les choses qui se meuvent, jusqu'au Clan des Étoiles.
La jeune guérisseuse, ayant conservé de forts instincts de guerrière, est encore une redoutable combattante. Même avec un œil et une moitié d'oreille en moins, avec une gueule tordue et une patte affaiblie, elle sait se défendre et attaquer férocement. Elle possède habituellement un sang-froid à toutes épreuves, mais n'hésite pas à se battre contre quiconque s'opposera à elle.

Écho des Astres est remplie de défauts. Cependant, il arrive qu'elle se montre plus amicale, bien qu'assez rarement. Elle est lunatique, pouvant se montrer calme un instant, et violente le suivant. Son caractère instable et changeant en fait une chatte très imprévisible et incohérente, dont on se méfie souvent. Elle peut paraître assez troublée par moments, ce qui provoque la pitié de certains. Mais elle ne veut pas de votre pitié. Elle s'occupe d'elle-même et attend des autres qu'il fasse de même et l'ignorent. Mais rares sont ceux qui l'ignorent, comme elle le souhaiterait. Son visage défiguré, son statut de guérisseuse... Tout semble fait pour qu'elle soit sollicitée, pour que tous les regards se tournent vers elle.

La chatte tigrée est, nous l'avons déjà évoqué, très secrète. N'essayez pas de percer les mystères de sa vie et de son cœur, ce serait vain. Elle pourrait se révéler franche et glaciale, rejetant vos questions d'un feulement ou d'un silence orgueilleux, ou bien jouer la carte de l'hypocrisie. Écho des Astres se montre parfois mielleuse, notamment avec les adversaires. Les rivalités claniques n'affectent pas, en temps normal, les guérisseurs. Mais celle-ci fait exception, semblerait-il. Ancienne guerrière, elle a conservé un fort instinct pour protéger les faiblesses de son clan aux autres et découvrir les leurs. Personne ne se méfie d'une pauvre guérisseuse défigurée. Mais, très intelligente, elle vous embobine et use du pouvoir des paroles avec habilité pour vous faire dire ce qu'elle veut entendre.
Mais revenons-en à ses secrets. Il y en a un, parmi tous les autres, que je me dois d'évoquer. C'est à cause de lui, plus encore qu'à cause de ses blessures, qu'elle a été forcée à rejeter sa glorieuse destinée de guerrière au profit de la solitude des guérisseurs. Elle est hyper-empathique. Elle ressent nettement la douleur physique des autres, sans parvenir à s'en dégager, sans pouvoir se l'expliquer. Elle souffre lorsqu'un autre souffre. Son empathie gagne même les émotions, parfois. Lorsque le félin d'en-face est suffisamment expressif, elle ressent sa peine, sa joie, sa colère et tous ces autres sentiments qu'elle tente désespérément de réprimer. On pourrait croire que ressentir ce que ressent les autres est une qualité, un véritable don. Mais c'est un cauchemar. Un terrible cauchemar. Elle le haït plus que tout, malgré le fait que cela fasse d'elle une excellente guérisseuse. Elle ne supporte plus toute cette douleur autour d'elle, ce qui la pousse à se renfermer et à éviter le contact des autres. La vie de guérisseur étant solitaire, ça lui est plutôt facile, mais par-là même, elle se trouve souvent face à des félins blessés ou malades. Ressentir la douleur des autres l'aide en deux façons différentes à soigner le Clan. D'un côté, elle peut comprendre le mal et le situer facilement, et d'un autre, elle fait tout ce qu'elle peut pour guérir les autres félins afin de ne plus ressentir elle-même tout cela. Écho des Astres est en effet une chatte plutôt égoïste.




Histoire

10 lignes minimum

Tout a basculé. Plus rien ne sera jamais comme avant. C'est la fin, juste la fin. Il n'y a plus que le néant d'un conte d'enfance oublié. Je ne suis plus qu'une ombre. Adieu.

J'étais jadis une petite chatte magnifique. Dans mon long duvet de chaton, je me pavanais devant les petits mâles de la pouponnière, je les envoûtais de mon regard si merveilleux. J'étais légère, j'étais belle, j'étais parfaite. J'avais tout ce dont j'aurais pu rêver. Chaque fois que mon regard croisait la Toison Argentée, je remerciait le Clan des Etoiles de m'avoir offert tout ce que j'avais.
Mon père, un énorme matou brun tigré, se nommait Reflet du Brochet. Ma mère était une jolie chatte grise pâle tigrée, du nom de Pensée du Jonc. J'avais aussi deux frères, Petit Roseau, le brun, et Petit Gué, le gris sombre. Ces deux-là se chamaillaient sans cesse, mais je les menait par le bout de la queue. Le Clan entier était aux petits soins pour moi. J'étais si belle, si adorable.
Puis, un jour, tout bascula. Ce fut lorsque ma mère, confuse et triste, m'apprit que j'étais en réalité orpheline. Mon père était mort un mois avant ma naissance, mordu par une vipère. C'était un chat gris uni à poils longs. Ma mère, une chatte grise très pâle tigrée de noir, et les autres petits de ma portée étaient morts à la mise-bas, trop difficile. J'étais la plus robuste, la seule survivante.

J'en voulus aussitôt à Pensée du Jonc de m'avoir menti tout ce temps. Lui feulant dessus qu'elle n'était qu'une traîtresse, je tournais les talons et m’enfuyais du camp. La chatte, troublée, mit un moment à réaliser et à se lancer à ma recherche. J'étais déjà loin.
Quelques heures plus tard, sous le buisson où je m'étais abritée pour laisser s'exprimer ma douleur, j'entendis des voix. C'était ma mère qui m'appelait. J'aperçus bientôt sa silhouette. Je restais tapie, craignant qu'elle ne me trouve. Des pas se firent alors entendre, et Reflet du Brochet arriva. Il s'enquit auprès de la chatte de la situation. " Pourquoi a-t-elle fuit ? " questionna-t-il. Je n'étais pas du genre à fuir ainsi. Surtout sans entraîner mes "frères" avec moi. Je vis l'hésitation se peindre sur les traits de Pensée du Jonc. Elle baissa la tête, vaincue, et souffla que je n'étais pas sa fille. A en voir la surprise, mêlée d'une colère pareille à la mienne, dans le regard de Reflet du Brochet, je compris qu'il n'était pas au courant. Il feula, insultant la chatte, lui crachant des paroles venimeuses, avant de faire demi-tour et de s'enfoncer dans les taillis.
Je revins au camp le soir. Les félins furent soulagés, mais le chef dût me punir pour avoir désobéit. Je fus consignée à la pouponnière pour trois jours.
Le soir, depuis celle-ci, je vis Reflet du Brochet et Pensée du Jonc se disputer devant la tanière des guerriers. Je n'entendais pas leur échange, mais je compris sans mal qu'ils étaient furieux. Ils tournèrent brusquement le dos et s'en allèrent chacun de leur côté. Je me glissais rapidement dans mon nid en voyant Pensée du Jonc approcher, lui tournant le dos, refusant de lui adresser le moindre regard.

Depuis ce jour, je n'adressa plus la parole à ma mère adoptive, et eut à peine quelques contacts avec son ancien compagnon. Le mensonge de la chatte grise avait non seulement brisé mes liens avec mes "parents", mais également leur amour. Petit Roseau et Petit Gué souffrirent de la tension entre nous trois, et se renfermèrent. Toute notre petite famille était brisée.
Au fond, je sais bien que c'était à cause de moi, pas de ma "mère". Si j'avais été moins égoïste, j'aurais pu continuer ma petite vie, lui pardonner, oublier même. Reflet du Brochet aurait fait de même. Souvent, je me dis que je n'étais qu'un chaton, j'ai agit dans l'impulsion. Pourtant, aurais-je réellement réagit différemment si cela m'était arrivé hier ? Je sais bien que non.

Je fus ainsi séparée de ma famille. Je devins solitaire et renfermée. Et cela exacerba mon hyper-empathie, qui se développa, et s'accrocha à moi comme une boule de bardane. Lorsque les félins du clan se blessaient, même légèrement, je ressentais tout. Au début, je ne compris pas. Mais j'étais intelligente, et, au fil des lunes, je découvris la vérité. Étais-ce le Clan des Etoiles qui me punissait d'avoir brisé ma famille ? Je ne le saurais sans doute jamais.
Lorsque j'étais chaton, ressentir la douleur était quelque chose de surmontable. Je rêvais de devenir guerrière, et je ne voyais pas comment cela m'en empêcherait. Ne sachant comment expliquer une telle chose, je décidai de taire ce "don", mentant à chaque fois que je souffrais. Je commença à passer souvent dans la tanière du guérisseur, à le connaître, à apprendre les remèdes les plus basiques à force de me les voir administrer. Jonc Courbé, ainsi s'appelait le guérisseur, s'étonnait de ne jamais trouver la source de mon mal lorsqu'il m'examinait. Et, puisque c'était toujours le même qu'un autre chat du clan, il comprit rapidement, bien qu'il tint sa langue. Le Clan pensait que ma santé "fragile" était due à ma naissance difficile. Ils se disaient que, lorsque je serais apprentie, je serais assez robuste pour résister. Alors la vie continua.
J'approchais des six lunes. J'étais indisciplinée. Un soir, je m'échappais pour gagner la rivière, espérant nager, voir pêcher un peu et rentrer avant qu'on ne s'en aperçoive. Mais un chien de berger noir et blanc, sortit de nul part, me prit en chasse. Des guerriers l'entendirent et vinrent à mon secours, mais je fus grièvement blessée à l'échine.
Le guérisseur parvint à me soigner, na laissant qu'une cicatrice invisible sous mes poils, mais mon baptême de novice fut retardé de trois lunes.
Le temps avait été long, mais il était enfin arrivé. Droite et fière, je me suis avancée vers le chef, seule. Petit Roseau et Petit Gué avaient reçus leurs nouveaux noms lors de leur sixième lune, trois lunes plus tôt. Le premier, renommé Nuage de Roseau, se vit attribué Griffe Agile, une guerrière noire, comme mentor. Le second, devenu Nuage de Gué, fut confié à un jeune matou brun sombre tigré, Pelage Épineux. Mon mentor fut Museau Pâle, un grand matou roux foncé au museau clair.

Le début de mon apprentissage fut banal. Ramasser de la mousse, s'occuper des anciens... Je fus acquittée de toutes les tâches d'apprentie. Tandis que Nuage de Roseau et Nuage de Gué apprenaient à chasser et à se battre, j'avais à peine fait le tour du territoire. Museau Pâle disait que cela m'apprenait la patience et le sens du devoir. Mais j'avais surtout l'impression qu'il se libérait ainsi de ses devoirs de mentor pour s'occuper de lui. Je n'eus jamais de bonnes relations avec ce matou.
Lorsqu'il m'emmena enfin combattre et chasser, je me révélais une excellente guerrière. On avait rarement vu une novice aussi talentueuse. J'étais rusée, féroce, forte et agile. Une lune avant la fin de mon apprentissage, j'étais déjà aussi douée qu'une guerrière à part entière, si bien que je participais aux patrouilles comme si j'en étais une.

En parallèle, je développais une forte affection pour un novice de mon âge, Nuage de Carpe. Il était sympathique, charmant dans son pelage brun marbré, avec ses deux grands yeux verts. Et il ne semblait pas non plus insensible à mon charme. Je l'entraînais dans toutes mes bêtises, si bien que nous étions inséparables. Et ce qui devait arriver arriva : l'amour.
Trois lunes avant moi, il avait achevé son apprentissage. Il devint guerrier, sous le nom de Pelage de Carpe.

C'était un quart de lune avant mon baptême de guerrière. J'avais été envoyée dans une patrouille de pêche avec Reflet du Brochet, Nuage de Roseau et Griffe Agile. Alors que nous nous apprêtions à gagner la rivière, un renard surgit et nous attaqua. Nous ne l'avions pas sentit, il avait le vent en sa faveur. Il avait bondit brusquement, happant Griffe Agile au passage. La guerrière retomba à terre, ensanglantée, respirant à peine. Une vive douleur me brûla le dos, comme si on me l'avait arraché. Reflet du Brochet ordonna à Nuage de Roseau d'aller chercher des renforts, et se jeta sur la bête. Je me forçais à réprimer la douleur et titubais en me relevant pour me dresser face à l'animal roux, et me jetais sur lui pour lui mordre la patte, terriblement affaiblie. Le goupil me donna un puissant coup de patte qui me renversa et se jeta sur moi. Ses crocs percèrent ma chair. Une douleur horrible me prit à l'oeil. Je ne fus sauvée que par l'intervention de Reflet du Brochet, qui griffa le flanc de la bête. Et tout devint noir.

Je me réveillais dans la tanière du guérisseur, après de nombreux vagues instants de conscience. La silhouette tachetée de brun de Jonc Courbé était penchée sur moi, dans un parfum de plantes. Le matou me regarda intensément. Son regard était différent de d'habitude. Il me murmura, face à mon air vague, que j'étais là depuis au moins une demi-lune, ne reprenant que quelquefois conscience pour sombrer aussitôt. Lorsqu'il me souffla que la douleur m'avait empêchée de combattre comme j'aurais dût, je sus qu'il avait compris. Furieuse contre moi-même d'avoir été assez naïve pour croire que personne n'avait remarqué ma particularité, je bondis sur mes pattes en feulant, ce qui m'arracha une atroce douleur dans la face, me faisant retomber au sol. Jonc Courbé me replaça dans le nid, et fit couler le suc d'une plante sur mon visage meurtrit.
Etais-ce si grave que son regard le laissait transparaître ? Ignorant ses protestations, je me traînais vers une petite flaque. Je vis alors mon si joli petit museau couvert de remèdes et de toiles d'araignées, ne laissant rien voir de l'étendue des plaies. Regagnant mon nid avec résignation, je m'y laissais tomber et soupirais en fermant les yeux. Jonc Courbé retourna à ses remèdes.

" Que sont devenus les autres ? Griffe Agile et... Et Reflet du Brochet ? " murmurais-je d'un air vague.

Le guérisseur ne répondit pas. J'ouvris le seul œil qui n'était pas recouvert de toiles d'araignées et le fixais. De nouveau, je posais ma question.

" Reflet du Brochet s'est remis et a repris ses fonctions. Griffe Agile était morte quand je suis arrivé avec les renforts... Nuage des Astres, je suis désolé. Pelage de Carpe était parmi les renforts. Je n'ai pas pu le sauver. "

Je poussais un gémissement douloureux. Ca ne pouvait être vrai ! Je l'aimais, je l'aimais tant... Nous devions avoir des chatons, il m'avait promis des patrouilles de chasse ensemble, lorsque nous serions guerriers ensemble. Il m'avait fait ma place dans son nid. Comment pouvait-on être assez cruel pour me voler celui que j'aimais ?

Les jours passèrent. Mes plaies cicatrisaient. Un jour, alors que Jonc Courbé changeait mes toiles d'araignées, je lui échappai et courrait vers la flaque. Je découvris alors un visage défiguré, qui ne pouvait être le mien. Il y manquait un œil, traversé jusque dans l'orbite par une cicatrice, et la moitié d'une oreille en lambeaux. Effrayée, je bondis en arrière et regagnais le nid où je me blottis en hurlant intérieurement ma rage et ma souffrance.

Je me rétablis étonnamment vite. Jonc Courbé, malgré ses réticences, finit par m'autoriser à reprendre l'entraînement. Museau Pâle reprit l'entraînement martial et la pêche, mais, voyant que j'étais toujours aussi douée, me fit passer l'évaluation finale. L'ayant réussie avec brio, il demanda au chef du clan de me nommer guerrière.

Mon baptême ne fut pas, comme j'en rêvais, le plus beau jour de ma vie. A peine Jonc Courbé fut-il au courant de la cérémonie à venir qu'il tenta de me convaincre de refuser. Pour lui, mon "don" m'empêcherait de combattre, mes plaies étaient encore trop fragiles pour une vraie bataille et ne me permettraient jamais, au coeur d'un véritable combat, de vaincre un adversaire. Il me dit froidement que ma destinée était d'être guérisseuse. Je lui tournais le dos sans rien ajouter, trop furieuse qu'il se permette ainsi de choisir ma vie.
Lorsque je m'avançais vers mon chef, je vis tous les regards fixer mes blessures. Ils doutaient tous de moi. Le poil hérissé sur l'échine, je reçus mon nom de guerrière, Echo des Astres, et décidais de prouver à tous que j'étais la meilleure. Malgré mes problèmes, je parvins à devenir une féroce guerrière. Mes batailles étaient couronnées de succès, les poissons pêchés de ma patte affluaient dans la réserve de prises. Les doutes se dissipèrent rapidement, on parlait même que je serais peut-être la prochaine lieutenante, mais on me regardait toujours avec un certain dégoût face à mon visage défiguré. Personne ne parvenait à voir plus loin que mon orbite vide. Pas même Jonc Courbé, qui semblait suivre chacun de mes pas et tentait chaque jour de me faire dévier de mon destin glorieux.

Queue de Roseau et Gué Fluvial avaient eux aussi coupé les liens avec leurs parents, dont les incessantes disputes étaient devenues insupportables. Nous avions également cessé d'être complices, comme si nous n'avions jamais partagé nos jeux à la pouponnière. Pensée du Jonc était tombée malade, et la maladie l'emporta. Je fus surprise de découvrir de la tristesse dans les yeux de ses fils et de son ancien compagnon, mais également dans mon coeur. Elle avait été celle qui m'avait élevée, qui m'avait sauvée.
Reflet du Brochet devint violent, suite à cela. Il devint mauvais. La folie le gagna, et un jour, au cours d'une banale querelle, il tua Pelage Epineux, le guerrier qui avait été mentor de Gué Fluvial. Suite à cela, le chef l'exila.
Je le découvris quelques jours plus tard, errant sur notre territoire en volant des poissons. Furieuse contre ce traître, j'engageais le combat. Il était affaibli, je remportais sans mal la victoire. Et, dans ma fureur, je lui ôtais la vie. D'une morsure à la gorge, je tuais ce guerrier loyal devenu fou, ce père. Lorsque je réalisa mon geste, il était trop tard. Et son corps inerte roula jusqu'à la rivière qui l'emporta à jamais dans un tourbillon écarlate.

Suite à cela, je me renfermait encore. Je devins une guerrière féroce, trop féroce, trop sombre, trop froide. On me le reprochait ouvertement, on soupirait dans mon dos en regrettant le chaton si joli, si aimé. Mais c'était eux qui avaient fait de moi ce que j'étais, par leurs regards plein de dégoût et leurs doutes. J'étais de toutes les escarmouches, de toutes les querelles.
Et Jonc Courbé m'apprit que j'étais pleine. De Pelage de Carpe. Je mis bas la lune suivante, de cinq petits adorables. J'étais si jeune... L'un fut mort-né, et deux autres s'éteignirent dans les jours qui suivirent. Des deux restants, une petite femelle grise très pâle marbrée aux poils mi-longs que j'avais nommée Petite Perle, et un mâle robuste ressemblant fortement à son père à qui je donnais, en son honneur, le nom de Petite Carpe, je m'occupais farouchement.

Mes chatons grandirent. Ils étaient aussi indisciplinés que moi, et s'enfuirent un jour. Je les retrouvais face à une patrouille du clan de la Lune au bord des gorges. Une de nos propres patrouilles arriva peu de temps après. Je mis les petits et sécurité et partis au combat. Dans la bataille, mon adversaire et moi, qui roulions au corps-à-corps, glissâmes. L'eau glaciale nous entraîna au fond, nous fit tourbillonner tant et si bien que nous perdions nos repères. L'ennemi fut retrouvé, mort noyé, sur la berge non loin des rochers du Soleil. J'étais bien meilleure nageuse, mais même le plus habile des guerriers de mon Clan ne peut résister au flot des gorges. Je fus frappée contre les rocs, je vis l'eau se teinter de pourpre autour de moi. Je luttais pour rester consciente et remonter à la surface. Mes poumons me brûlaient, mon corps était meurtrit. Je tombais dans l'inconscience.

En me réveillant dans l'antre de Jonc Courbé, je sentie une affreuse douleur dans le museau, et dans ma patte. Ma première pensée fut à mes petits. On m'apprit qu'ils n'avaient pas été retrouvés, et qu'on les chercherait jusqu'à ce que ce soit le cas. Le guérisseur me lançait des regards significatifs en me soignant, mais ne dis rien quand au fait que je devais devenir guérisseuse. Il devait penser qu'avec toutes mes blessures, je le comprendrais par moi-même. Mais plus le temps passait, plus je refusais de changer de voie. Un guérisseur est le lien entre un clan et le clan des Etoiles. Hors, le clan des Etoiles ne cessait de m'envoyer des malheurs. Il me haïssait. Je me devais de répondre de la même façon aux guerriers de jadis.
Je me remis plutôt vite, encore une fois. Je mis longtemps à m'habituer à ma mâchoire tordue, à apprendre à manger avec, à pêcher. Elle me fit mal de longues lunes durant. Ma patte, brisée, était devenue inutile. Sitôt sortie de la tanière de Jonc Courbé, je partis à la recherche de mes petits. Je les cherchais en claudiquant un quart de lune durant, avant de sentir leur odeur. Je remontais la piste, qui était ancienne. Elle s'arrêtait à un terrier, hors de nos territoires, enveloppé du parfum nauséabond d'un renard... Et du sang. Brisée au plus profond de mon cœur, je tentais de penser à autre chose en pêchant. Nager me permit sans doute de guérir ma patte, car, au fil des jours, elle se renforça, et je pus bientôt marcher de nouveau avec. Au début, je boitais bas, puis elle devint presque aussi solide qu'à l'origine. Je pus bondir, courir, me battre et chasser de nouveau comme avant, bien qu'elle restait fragile et me tiraillait après un effort un peu trop intense.

Jonc Courbé, voyant que je comptais bien accomplir mon destin glorieux jusqu'au bout malgré tout, recommença ses vaines tentatives de me convaincre. Je l'ignorais et ne lui répondais que par des feulements. Mais, au fil des batailles où je m’apercevais que, plus encore que mon oeil manquant, mon oreille déchiquetée, mon museau tordu ou ma patte fragile, mon hyper-empathie m'empêchait d'être une vraie guerrière. Sur le champ de bataille, je ressentais la douleur de chaque félin, allié ou ennemi. Et toute la souffrance d'une bataille m'assaillait en même temps, ce qui est plus terrible encore que l'on s'en douterait.
Je dus renoncer à mon rêve de gloire. Au début, tout le clan voyait en moi la prochaine lieutenante, la prochaine chef. Mais plus les lunes passaient, plus la douleur m'assaillait, plus je devenais médiocre au milieu d'un vrai combat. Lorsque le chef périt, le nouveau choisit un guerrier valide et fort plutôt que la jeune guerrière défigurée et brisée que j'étais.

Je me sentis trahie. J'avais tout fait pour mon Clan, tout, j'avais surpassé la douleur, les blessures auxquelles beaucoup auraient succombé ou rejoint les anciens. J'étais devenue une véritable guerrière alors que j'aurais dût être morte. J'avais bravé le destin et le clan des Etoiles, leur crachant au museau pour mon Clan. Et celui-ci m'avait rejetée, m'avait oubliée, me reprochait tout ce qu'il pouvait me reprocher sans voir mes qualités. Imaginez ce que le coeur d'une jeune guerrière, si jeune, peut souffrir de tant de trahisons. Trahie par sa famille qu'elle ne demandait qu'à aimer, trahie par les esprits en lesquels elle aurait due trouver la foi de surpasser la douleur, trahie par son clan même alors qu'elle était loyale jusqu'au bout des griffes. Je me suis renfermée, isolée, je suis devenue mauvaise.

Et un jour, j'ai vu. J'ai vu que je n'étais plus là. Un matin, en me réveillant dans la tanière des guerriers, j'ai vu qu'il faisait froid, et que j'étais la seule à être à l'écart, dans un coin, tandis que les autres dormaient collés les uns aux autres, par groupes d'amis, de frères. La patrouille de l'aube venue, j'ai vu que j'étais seule, que les trois autres félins discutaient ensemble, marchaient ensemble, et que j'étais derrière et qu'ils m'avaient oubliée. L'heure du partage venu, j'ai vu que les autres prenaient le soleil ensemble, et que personne ne partageait sa proie avec moi.
Personne ne faisait attention à moi, j'étais comme un spectre solitaire. Puis mon regard a croisé celui de Jonc Courbé, assis dans l'ombre de sa tanière. Il était le seul à me regarder, le seul à me voir. Il était le seul à connaître mes souffrances. Il était le seul. Nous étions seuls, ensemble.
Laissant de côté une proie à peine entamée, je me suis levée. j'ai traversé l'îlot. Je me suis assise face au guérisseur et ai soutenu son regard.

" Je suis là.
_ Tu l'as toujours été, au fond de toi.
_ Non. D'autres ont choisit mon destin à ma place. Et je les hais pour ça. "

***

Je devins apprentie-guérisseuse le soir-même. Jonc Courbé m'apprit les vertus des plantes les plus courantes. Trois jours plus tard, à la demi-lune, nous nous sommes rendus aux Hautes Pierres avec les autres guérisseurs. Je m'y étais déjà rendue avec Museau Pâle, mais sans entrer. Cette fois, c'était différent. J'eus une nouvelle cérémonie, puis Jonc Courbé m'invita à m'allonger contre la Pierre de Lune pour rêver.

Je fus aussitôt emportée dans un tourbillon effarant, comme lorsque j'étais tombée dans les gorges. J'avais l'impression de me noyer dans un flot tumultueux de ténèbres. J'aperçus soudain un regard jaune perçant qui me fixait droit dans les yeux. Je tentais de rejoindre le félin, mais je ne pouvais plus marcher. Le regard cligna et disparut, me laissant seule.
J'ouvris les yeux en haletant, terrifiée. Mes griffes plongèrent dans la terre. Je me redressais, et découvris tout un groupe de félins m'observant. Leur pelage était nimbé de poussière d'étoile.

" Bienvenue, Echo des Astres. "

Je leur répondit par un feulement.

" Pourquoi ? Pourquoi me faire tout ça ? J'étais belle, autrefois, j'étais heureuse. Vous m'avez tout pris ! Vous m'avez volé ma vie ! "

Je tournai les talons et m'enfuyais en courant, reniant les guerriers de jadis. Je finis par ralentir, encore furieuse. Je m'aperçus alors que j'étais dans un lieu tout à fait différent. C'était une forêt aux arbres immenses, très sombre, très lugubre. Et pourtant je m'y sentais à ma place. C'était aussi froid que mon être.
J'aperçus soudain une paire d'yeux jaunes. C'étaient ceux que j'avais vu quelques temps plus tôt. Le félin m'adressa un signe de tête, les fougères frémirent et le bout noir de sa queue disparut. Curieuse, je me lançais à sa suite. Arrivée là où il se trouvait quelques temps plus tôt, j'humais l'air. L'odeur était celle d'une chatte, avec quelque chose d'étrange. Je n'aurais sût dire à quel Clan elle appartenait. Mon regard balaya la forêt, mais elle avait disparut. Je fis un pas. Le sol se déroba sous moi et je me sentit tomber. Je fus happée par le torrent de ténèbres furieux, et, terrifiée, j'ouvris les yeux à la Pierre de Lune.

Les lunes passèrent. J'appris à soigner les félins. Un jour, la maladie prit le Clan. Une terrible épidémie, qui nous affaiblit fortement. Jonc Courbé et moi fîmes tout notre possible pour trouver suffisamment de remèdes, en vain. De nombreux chats périrent, de la maladie, de la famine qui résultat du nombre réduit de chasseurs valides durant cette mauvaise saison, ou tués par des prédateurs ayant sentit notre faiblesse. Queue de Roseau, Gué Fluvial, Museau Pâle et Pelage Épineux furent de ces morts. Jonc Courbé, à force d'épuisement et de contact avec les malades, fut atteint par le mal et périt. Devenue l'unique guérisseuse étonnamment jeune, avant la fin de ma formation, je parvins à soigner à grand peine les félins. Le calme revint, mais j'étais sans mentor. La solitude me reprit, dans la vaste tanière vide. Lorsque je retournai à la Pierre de Lune, après avoir raté deux réunions, je fus nommée guérisseuse à part entière.

Lorsque je m'endormis, je me retrouvais de nouveau dans les territoires de chasse du Clan des Etoiles. Les félins s'approchèrent, mais, comme à mon habitude, je les évitais avec un battement de queue méprisant pour me diriger vers le lieu sombre. J'allais traverser le rideau de brume épaisse qui séparait les deux territoires, lorsqu'un félin approcha derrière moi. Pelage de Carpe.
J'accourais vers lui en ronronnant, trop heureuse pour lui demander comment allaient nos petits, à ses côtés, sur ces terrains de chasse. Mais il se recula brusquement, comme s'il s'était trouvé face à un blaireau. En scrutant ses prunelles, je vis toute son horreur, je vis le reflet de ma face défigurée. Il m'évitait lui aussi.

" Non... Pas toi ! Pas toi aussi !
_ Je... Je voulais te féliciter... Echo des Astres, murmura-t-il d'un air confus.
_ Je t'aimais, Pelage de Carpe.
_ C'est impossible... Tu es une guérisseuse, désormais. "

Blessée, je m'enfonçais dans la brume, cherchant la solitude apaisante du lieu lugubre. Une chatte blanche aux tâches brunes tigrées semblait m'attendre au milieu d'un nuage brumeux. Son pelage semblait transparent, laissant entrevoir légèrement l'obscurité des troncs derrière elle. Son regard jaune me marqua. C'était Elle.

" Salutations, Echo des Astres, miaula-t-elle.
_ Qui es-tu ?
_ Je m'appelles Épine de Rose. "




As-tu un puf ? Louve, Echo, à vous d'en trouver un.
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MessageSujet: Re: "Ce n'était plus que le néant d'un conte d'enfance oublié..." - Echo des Astres   Dim 26 Juin - 21:44

Comme tu viens de me dire que c'était terminé... Je te valide!
Bon jeu et n'oublie pas d'aller faire ta fiche de rp avant de te mettre à écrire! =D
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"Ce n'était plus que le néant d'un conte d'enfance oublié..." - Echo des Astres
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